Les Espagnols victimes des actes terroristes du Polisario décorés à Las Palmas

decoration-espagne-victimes-polisarioLe ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, a procédé vendredi 6 novembre à Las Palmas, à la décoration des représentants et proches des Espagnols victimes des crimes terroristes du Polisario dans les années 70 et 80.

Lors d’une cérémonie organisée en hommage aux victimes espagnoles des attentats terroristes perpétrés par le Polisario, le ministre Diaz a remis des décorations, pour certains à titre posthume, à 49 victimes ou leurs représentants.

Simple coïncidence de calendrier ou bien un événement sciemment programmé, cette cérémonie est intervenue le jour même où, le Maroc célébrait le 40ème anniversaire de la Marche verte qui, en novembre 1975, avait permis au Royaume de récupérer ses provinces sud qui étaient sous occupation espagnole.

A la même occasion, la déléguée du gouvernement canarien, Maria Del Carmen a fait part aux proches des victimes de «la solidarité et du soutien de l’Etat espagnol».

Regroupés au sein de l’Association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE), les défenseurs des victimes des actes terroristes du Polisario ont finalement obtenu gain de cause.

L’association canarienne présidée depuis création en 2006, par Lucia Jimenez, la fille d’un espagnol lui-même assassiné par les miliciens du Polisario au Sahara occidental, a longtemps milité pour obtenir une réparation morale et une reconnaissance de ces victimes par les autorités de Madrid.

La plupart de ces victimes étaient des pêcheurs qui ont été froidement assassinés ou sauvagement blessés lorsque dans les années 70 et 80, leur bateaux, entre autres, +Cruz del Mar+ et  +Mencey de Abona+ et «Junquito», ont été pris pour cibles par les tirs de roquettes des milices du Polisario au large des Iles des Canaries.

Mais, depuis la récupération du Sahara Occidental par le Maroc et sa sécurisation, cette zone est désormais l’une des plus sûres dans la région du Sahel et du Sahara. Les milices armées du Polisario établies dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest algérien, n’ont plus accès à l’Océan atlantique et aux provinces sud du Royaume, depuis leur fortification par un mur de défense.

Aujourd’hui est un jour historique pour des centaines de victimes et leurs familles qui ont souffert pendant 40 ans de l’oubli et de l’ostracisme, a déclaré la présidente de l’ACAVITE, Jiménez, rappelant que le «Polisario a commis durant les années 70 et 80, des actes terroristes, dont des assassinats, des séquestrations et des explosions, qui ont eu pour conséquence la mort d’êtres chers, dont nos parents et nos frères».

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