Les narcotrafiquants sahraouis dégainent dans les camps de Tindouf

Une bataille aux armes blanches et aux armes à feu a opposé la semaine dernière, deux clans de narcotrafiquants devant le regard passif des milices du Polisario et à seulement quelques centaines de mètres d’une tente où se trouvait leur chef, Brahim Ghali, venu effectuer « une visite de prospection » dans le camp dit « Aousserd ».
Les témoins oculaires disent avoir assisté à une confrontation à la colombienne, vu les violents accrochages ayant opposé les gangs rivaux qui roulaient à toute allure sur des véhicules 4X4, semant la panique et un climat de terreur parmi les habitants du camp.
Un baron de la drogue et les membres de son clan tous munis d’armes à feux s’étaient engagés dans une course-poursuite contre le chef d’une autre bande de narcotrafiquants qui leur aurait subtilisé une cargaison de stupéfiants, qu’ils s’apprêtaient à acheminer vers le nord du Mali, via le désert algérien.
Dès que le baron de la drogue s’est aperçu de la disparition de la marchandise de sa maison, il s’est rendu avec ses complices à Agouinit, dans le camp d’Aousserd, où ils ont donné la chasse au baron suspecté qui, lui aussi, a appelé à sa rescousse, les membres de son clan.
Le camp s’est aussitôt transformé en une arène de combat où ont été utilisés différents types d’armes blanches et même des pistolets dont les coups de feu ont retenti dans plusieurs endroits du camp suivis des cris de femmes affolées, comme en l’entend sur une vidéo .
De pareilles scènes sont fréquentes entre divers clans animés par l’esprit tribal dans les camps de Tindouf, une zone de non-droit où prospèrent dans l’impunité, le trafic de drogue et de cigarettes de contrebande et de carburant, d’armes à feu, la traite des êtres humains ou encore les rapts et les viols.
Ces trafics attirent de plus en plus de jeunes Sahraouis désœuvrés qui cherchent par tous les moyens même illicites, de subvenir à leurs besoins quotidiens et à ceux de leurs proches, surtout que les aides étrangères sont distribuées au compte-gouttes, quand elles ne son pas carrémen détournées par les cadres du Polisario et les notables.
La population civile qui est ainsi retenue en otage dans ces camps de concentration à ciel ouvert, paie un lourd tribut au moment où les clans rivaux se bagarrent pour décrocher la grosse part du gâteau devant le regard

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