Une révolte populaire se couve dans les camps de Tindouf contre Abdelaziz et sa gente

Tous les ingrédients sont réunis dans les camps de Tindouf pour l’éclatement  à tout moment, d’une révolte populaire contre le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz et ses auxiliaires. Des milliers de jeunes chômeurs sahraouis des camps de Tindouf appellent ces derniers jours, dans des forums de débats sur la toile, à une révolution à la tunisienne ou à l’égyptienne contre la direction du Polisario. Au lendemain de la chute des dictatures en Tunisie et en Égypte, les internautes sahraouis font état à travers plusieurs sites web, des inquiétudes de la gente du Polisario face à un éventuel changement de régime à Alger.
Les Sahraouis suivent « la vague de révolutions en Afrique du nord et dans le monde arabe « avec jubilation et inquiétude », indique le portail Afrol News (African News Agency), relevant que cette vague de révolte s’approche chaque jour, un peu plus des camps de Tindouf.
Le portail rappelle dans ce contexte, que Robert P. Jackson, chargé d’affaires à l’ambassade américaine au Maroc, avait indiqué en 2009, que le Maroc connaît « un dynamisme politique réel » et est de loin, plus ouvert que le système à la cubaine mis en place par le Polisario dans les camps de Tindouf.

Depuis l’accord du cessez-le-feu au Sahara Occidental conclu sous l’égide des Nations Unies en 1991, des milliers de jeunes Sahraouis qui étaient enrôlés dans l’armée du mouvement séparatiste, se sont retrouvés du jour au lendemain au chômage. Pour eux, l’heure est venue de réclamer des comptes à la direction du Polisario sur le sort des aides internationales et sur l’avenir de la jeunesse sahraouie.
La marche qui était prévue le 12 février en Algérie et qui a été étouffée à Alger par une descente musclée de plus de 30.000 éléments des forces de l’ordre ayant barricadé tous les accès à la capitale, n’a fait qu’alimenter les craintes des dirigeants du Polisario de perdre leur principal allié et pourvoyeurs de fonds algérien.
Par contre chez les jeunes chômeurs sahraouis et les familles qui vivent dans des conditions le moins qu’on puisse dire, précaires et inhumaines, c’est plutôt le sentiment de révolte et de colère qui prévaut le plus.
Des bloggeurs sahraouis relèvant l’existence de plusieurs similitudes entre le régime déchu de Hosni Moubarak et celui d’Abdelaziz Bouteflika, affirment que les jours du régime Bouteflika « sont comptés ». Les mêmes bloggeurs n’hésitent pas à appeler les habitants des camps de Tindouf  à suivre l’exemple des Tunisiens et Egyptiens pour faire tomber Abdelaziz et sa gente.
Les Sahraouis des camps de Tindouf se disent convaincus que l’avenir de la direction du Polisario est forcément lié à celui du régime de Bouteflika, si ce dernier tombe, le premier le suivra inéluctablement. 

 

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