Un bâtiment flambant neuf bientôt construit au poste-frontière de Guerguarate

L’Agence du Sud est en train de construire un nouveau bâtiment administratif au poste-frontière marocain de Guergarate, pour un budget de 8,5 millions de DH.

Conçu par le cabinet My Group Architecture de Rabat, le futur bâtiment d’une superficie totale de 1.500 m2, sera bâti sur deux niveaux. Les travaux de construction de ce bâtiment administratif, devant être livré au courant de 2017, ont été confiés à la Sonitrav, une SARL basée à Dakhla.

Le Maroc a entrepris, selon le site «Médias24», d’importants travaux pour moderniser le poste-frontière qui relie l’extrême-sud-ouest du Maroc au nord de la Mauritanie.

Le projet comprend sept tours de guet déjà érigées autour du poste-frontière, ainsi que 26 bureaux répartis sur deux niveaux, une cabine de fouille, un guichet VIP, une armurerie et des sanitaires.

Actuellement, 100 à 150 camions en moyenne, transitent, chaque jour, par ce poste-frontière, chargés essentiellement de produits frais à livrer sur le marché mauritanien et dans d’autres pays du Sahel.

Par ailleurs, selon une enquête menée sur le terrain par des envoyés spéciaux de l’agence EFE dans le cadre du bras de fer qui opposait les forces armées royales aux milices du Polisario dans la zone tampon de Guerguarate, le Maroc a retiré non seulement sa gendarmerie royale de la «zone tampon» mais également «toute la machinerie lourde utilisée pour asphalter une route qui devait permettre de rallier Guerguarate à la frontière mauritanienne dans de bonnes conditions ». Ce tronçon ayant été asphalté aux deux tiers, les convois sont contraints de rouler au pas sur moins de 2 km de piste caillouteuses qui n’a pu être bitumée.

Le gouvernement marocain, relève l’agence EFE, «semble avoir opté pour le calme à la frontière sud du Sahara occidental, bien que le Front Polisario y maintient un détachement sur la route à seulement deux kilomètres du poste frontière Guerguarate».

Selon EFE, il n’y a actuellement, aucune trace de la présence marocaine, militaire ou civile, dans la «zone tampon», bien que «des miradors marocains équipés de caméras enregistrent tout ce qui se passe» dans cette zone.

En revanche, ajoute l’agence EFE, une douzaine de miliciens du Polisario apparemment non armés, ont érigé un check-point, où ils ont pour consignes d’empêcher le passage de tout véhicule arborant des symboles marocains, drapeaux et carte du Royaume comprenant le Sahara ainsi que les vignettes et les plaques d’immatriculation frappées de l’étoile du Maroc. Les éléments du Polisario obligent les conducteurs de retirer ces symboles ou de les voiler avant de leur céder le passage.

 

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