Une ONG US interpelle l’ONU sur le déni des libertés dans les camps de Tindouf

La précarité des conditions de vie et l’absence des libertés fondamentales dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie ne laissent plus personne dans l’indifférence. Une ONG américaine vient d’interpeller à ce sujet, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon à l’occasion de l’examen de son rapport par le Conseil de sécurité à New York.
«Teach the Children International» interpelle Ban ki-Moon, au sujet de l' »atrocité » des conditions de vie des populations sahraouies dans les camps de Tindouf. L’ONG attire particulièrement l’attention du SG de l’ONU sur les répercussions « négatives » da la privation de ces populations, de leurs libertés fondamentales.

« Nous sollicitons votre soutien pour agir contre l’austérité des conditions de vie et les répercussions négatives du déni prolongé des libertés fondamentales sur hommes, femmes et enfants, qui vivent dans les camps de Tindouf sans l’espoir d’un avenir meilleur », souligne la présidente de cette ONG, Nancy Huff.
Les populations sahraouies, déplore-t-elle, « souffrent d’abus caractérisés des droits de l’homme, n’ont pas le droit de quitter les camps et sont privées de toute liberté de mouvement (…) au mépris de la convention de Genève de 1951 et du Protocol de 1967, dont l’Algérie est pourtant partie signataire ». Les camps de Tindouf sont dirigés, prévient-t-elle, par une « poignée d’individus qui exercent un pouvoir totalitaire sur les populations depuis 35 ans ».
Teach the Children International, une organisation humanitaire à but non lucratif, se dit aussi préoccupée par le sort des familles qui ont été séparées des leurs et de leur terre natale et dont les souffrances ne cessent de s’amplifier. La présidente de l’ONG appelle le S.G de l’ONU à faire en sorte « que cessent ces souffrances, en permettant aux populations sahraouies de choisir librement de regagner leur mère patrie le Maroc ».
Le Conseil de sécurité, préconise-t-elle, « se doit de tenir compte des bienfaits et des perspectives qu’offre le plan marocain d’autonomie », qui est soutenu entre autres, par les Etats-Unis et la France. Cette proposition, rappelle l’ONG, avait été qualifiée tout récemment par la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, de « sérieuse, crédible et réaliste » et l’ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Peter Van Walsum, avait conclu que l’option de l’indépendance était un objectif « irréaliste ».
Nancy Huff qui s’est rendue dans les camps de Tindouf et les provinces sud du Maroc affirme que le projet d’autonomie marocain offre aussi l' »opportunité » de mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré. Elle se dit enfin, être convaincue que «l’avenir des populations sahraouies se trouve dans leur pays d’origine, le Maroc».

 

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